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  • Laurent

Nuques et dos tendus - La colonne vertébrale dans toute sa splendeur

Mis à jour : 6 févr. 2018

C’est l’hiver !

Qu’est-ce que ça signifie pour vous ? C’est la saison du ski ? Les sapins sont brûlés et les bonnes résolutions sont pour la plupart déjà oubliées. Alors comment profitez-vous de la neige ?


Pour moi, la période après les fêtes, c’est celle où je récupère un tas de nuques contractées. Je ne sais pas si c’est le stress occasionné par les repas de famille, les factures et les bouclements de comptes de fin d’année ou simplement le froid qui nous fait remonter les épaules sous les oreilles, mais les hauts de dos se contractent ces derniers temps.

Donc, pour vous aider à faire la connaissance de votre dos, il est temps que je reprenne ma plume (oui enfin, mon clavier, mais j’essaye d’être un peu poétique pour mieux faire passer le cours

d’anatomie qui suit...)

Je prévois deux parties :

Dans la première, je vais tenter de vous exposer une version ludique et courte (et poétique) de l’anatomie du dos.

Ensuite, partie 2, la pratique. Rien de bien fatiguant là non plus, juste deux ou trois expériences que vous pourrez faire en grande partie assis devant votre écran. (encore que debout devant un miroir, ça ne vous ferait pas de mal...) C’est des petits exercices basés sur ma compréhension et mon expérience des arts martiaux.

Mais ça n’a rien de brutal. Vous verrez, c’est sympa.

Bon allez hop, on attaque. L’anatomie fonctionnelle du rachis : La colonne vertébrale est composée de cinq vertèbres lombaires dont les processus épineux sont reliés par une aponévrose qui... non,

nonononononon... laissons tomber la théorie. Vous avez déjà joué à Jenga ? Aux legos ? Bref,

prenez une pile de plots , on va construire un dos.

• D’abord, on prend 5 plots à peu près aussi larges que hauts. Pas ceux-là, les plus gros !

Voilà... on les pose là. Une base stable, c’est nos lombaires.

• On en rajoute 12 au-dessus, un rien plus fins. Sur ceux-là on va fixer des espèces d’anses de seau horizontales (les côtes). Les deux du bas sont libres, les autres sont reliées entre elles sur le devant. On notera que les 12 vertèbres dorsales sont très solidaires les unes des autres. Très difficile d’effectuer une torsion de la colonne à ce niveau par exemple. D’autres mouvements mineurs sont par contre possibles. En particulier si on modifie la position des anses en les basculant ou en les écartant. Je vous ai perdu ? Normal, la mécanique respiratoire est compliquée, la voici en images pour les curieux, mais ce n’est pas le sujet du jour donc je passe rapidement:

https://youtu.be/v5ZLVNhTr8w

• Pour la partie pratique qui suivra, retenons simplement qu’en raison de la cage thoracique, les mouvements vertébraux sont assez limités à ce niveau.

• Par là en dessus, on met encore 8 plots. Passez-moi les tout petits. Merci...non juste 7, pour le 8ème qui représentera la tête, on va plutôt employer cette boule de bowling de 5 kg, c’est plus réaliste. Donc 7 cervicales qui bougent vraiment dans tous les sens et qui semblent plutôt fragiles avec au-dessus, une grosse bille. Pas stable ce bazar...

Regardons à quoi ressemble notre modèle jusque-là : A une grosse pile de plots, certes. Donc pour le moment, notre colonne n’est pas tellement vertébrale, on est plus proche de la colonne grecque (j’aurais pu dire romaine mais bon, vous me connaissez...)!

Tout ceci manque cruellement de flexibilité ! Il faut qu’on introduise la notion de disque (qui a dit CD ?!) intervertébral.

Imaginez une mousse synthétique du genre de celle qui est sur ma table de massage et (sans découper la surface de ma table de massage au cutter s.v.p.), intercalez des petits bouts de mousse entre les plots... Voilà, c’est mieux.

Là ça commence à avoir de l’allure.

Reste à ajouter des câbles pour que ça tienne. Les muscles. Le sujet d’un livre entier.

Qu’est-ce que vous devriez retenir de tout ce bricolage ?

Dans l’ensemble, on notera que notre colonne est longue, très longue et composée de très nombreux éléments. C’est évident ? Ah bon ? Parce que ce que j’observe tous les jours, c’est plutôt des gens qui se comportent comme si ils avaient une grande planche tordue et très rigide qui relie le bassin à la base du crâne. Non, sérieusement, votre dos est complexe, articulé sur toute la longueur avec chaque section qui a une fonction précise et des particularités qui y sont liées.

Si je devais choisir un modèle encore plus simple pour figurer la colonne, je pendrais simplement une chaîne au plafond plutôt que d’empiler des plots trop rigide. Notre colonne est capable d’onduler, de se tordre, de se plier... Et en même temps, il s’agit d’une unité et si le bas de la chaîne part dans le mauvais sens, le reste compense. La règle d’or, la condition quasi-impérative étant que tout en haut, sa majesté la tête se tienne à peu près droite !

Donc une unité, flexible de toutes parts avec un machin lourd dessus. Comment contrôler ce genre de machine au rythme effroyable de notre civilisation moderne ? C’est là qu’intervient la partie pratique dont je vous parlais, dans laquelle je tenterai de vous faire prendre conscience des différents mouvements du dos et de son unité.

Mais un peu de patience, ma plume est usée, il faut que j’aille attraper une oie pour lui en piquer une nouvelle et de toute façon, mon encrier est bientôt vide... En attendant, pour ceux qui aiment

les vidéos et qui ont 3min de plus à disposition, voilà un modèle de colonne vertébrale un rien plus détaillé et surtout plus coloré:

https://youtu.be/TvOSAWc1l5o

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© 2018 Laurent Stathis